Spectres Solaires

Spectres Solaires est un roman Fantasy en cours d’écriture. Vous trouverez ici l’extrait d’un chapitre, peu après la rencontre des deux héros. Veuillez noter que le texte n’a pas encore été corrigé.

Page du livre

SPECTRES SOLAIRES

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Chapitre ?

 

L’air glacial de la clairière où ils s’arrêtèrent transforma leur respiration en vapeur. Ils mirent pied-à-terre et Arès admira brièvement l’épée à la lame bleutée qu’Aegis dégaîna.
— Revenant, déclara-t-il, sondant les lieux de son regard vert.
Le Gardien acquiesça. Même les rayons du soleil illuminant le sol ne produisaient aucune chaleur.
— Cinq. Peut-être plus, compta-t-il alors que les yeux brûlants des créatures apparaissaient entre les arbres.
Arès resserra sa main sur son arme et se plaça dos à Aegis.
— Mineurs ?
— Probable. Impossible de les piéger tant qu’ils ne sont pas affaiblis.
Les épées s’élevèrent en position défensive. Arès sentit sa gorge se nouer, comme s’il était à nouveau étranglé, la chair de son cou déchirée. Laisser un Revenant s’approcher pouvait s’avérer tout aussi dangereux que rencontrer un Danseur. Ils utilisaient l’ombre comme une épée – une seconde d’inattention coûtait cher à tous leurs adversaires.
Aegis attaqua en premier. Arès feinta lorsqu’une ombre fonça sur lui. Il perçut comme un faible chant qui l’encouragea et lui fournit une énergie nouvelle. Il frappa. Sa lame rencontra une créature, il la dégagea d’un geste brusque. Il recula de deux pas, heurta le dos d’Aegis et para. Il esquiva le coup suivant, contre-attaqua et fit un bond de côté, en parfaite harmonie avec son compagnon. Virevoltant et détruisant le Revenant le plus proche, il eut le temps d’apercevoir Aegis danser avec son sabre. Il n’avait jamais vu quelqu’un bouger si vite et frapper avec une telle précision.
Sentant ses cheveux se hérisser, il donna un violent coup vers l’arrière, évitant une mort prématurée. Il serra les dents. Pas de distraction, se sermonna-t-il. Il bondit sur les ombres autour de lui, déchirant l’air, tenant son sabre à deux mains, porté par l’adrénaline. Aegis s’agenouilla.
Quelques instants plus tard, l’air se réchauffa et le Gardien referma sa fiole, puis rangea son arme. Arès grimaça, la douleur dans son épaule lui rappelant qu’il aurait dû se reposer plus longtemps. Il saisit Aegis par le bras pour l’aider à se relever, et remit son épée dans son fourreau. L’herbe était noircies en deux endroits.
— Cinq, tu disais ?
Aegis sourit et haussa les épaules.
— Onze, avoua-t-il, secouant la fiole doucement puis désignant les marques sur l’herbe. Moins deux.
Le Prince passa les minutes suivantes à rassurer les chevaux, puis il se souvint de la mélodie entendue pendant le combat et fit signe à Aegis de s’approcher.
— Ton épée, commença-t-il en la pointant du doigt. Je l’ai entendue.
Aegis la dégaina et la lui tendit après une courte hésitation. Arès la saisit, s’émerveilla de sa légèreté, fendit l’air et observa les gravures dans le fer. Il croisa le regard du Gardien.
— Lame chantante ? devina-t-il.
Il ne pouvait se mentir à lui-même : cette arme le perturbait. Il n’aurait jamais cru en voir une ailleurs que dans les livres d’histoire. Il inspecta la lame, cherchant les tubes minuscules qui permettraient au vent de se transformer en musique. Il n’en trouva aucun. Perplexe, il la rendit à son propriétaire, qui était déjà de retour sur la selle de son cheval noir.
— Tu m’expliques ou je dois t’y forcer ? insista-t-il alors.
Il crut voir une trace d’amusement dans ses yeux, la même qui était apparue quand il lui avait donné des ordres. Aegis lui avait fait comprendre qu’il ne devait aucune obéissance au Prince d’un autre Royaume que le sien. Son insolence l’intriguait.
— Âme de Sirène, céda-t-il finalement.
La première réaction d’Arès fut de rire, mais il se retint quand il réalisa qu’il était sérieux. Combien d’autres créatures présentes dans le Bestiaire et considérées comme éteintes ou mythologiques étaient au final bien réelles ? Il secoua la tête, vidant de son esprit le croquis abominable situé à la fin du livre. Non, il refusait de penser que tout existait encore aujourd’hui. Ce fut avec un frisson qu’il se mit en selle et reprit sa route aux côtés de son étrange compagnon.

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Sortie prévue courant 2016

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